la plus Cassandre des Begonias 

Graine de femme, Rasta-Lunaire, HumanArtiste, je gravite entre les songes et les espaces interstellaires. Dans un élan de pulsion de vie, je perce ma coquille, parfois pour laisser échapper un cri, souvent pour laisser passer la lumière...

Je suis réelle. Vraiment réelle.

Un blog qui nous parle de cinéma...ou qui essaie en tout cas.

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[Commencer là où tout s'achève]

Tout commence ici.

Tout commence ici.Il aura fallu que mon Univers tout entier s’écroule intégralement et sans réserve, pour me rendre compte que les fondations étaient de sable. Il aura fallu que je perde tout, pour que je réalise que je vivais d’illusions. Il aura fallu des torrents de larmes pour accueillir et accepter ce qui est. Il aura fallu que je sois poussée dans mes retranchements, pour découvrir mes limites. Il aura fallu accomplir des tâches insurmontables, pour faire connaissance avec la Force qui existe en moi. Il aura fallu laisser venir toutes ces émotions destructrices et invalidantes, leur donner la place qui leur revient, les embrasser, pour que je comprenne, que ça aussi, ça fait partie du chemin. Il aura fallu que j’apprenne ces leçons dans la douleur et les larmes. Encore. Il aura fallu que je sois brisée de toutes parts, pour que la lumière entre. La chronique d’une survie. Le début commence par la fin.

[Quand est-ce la fête des pères ratés?]

Tous les pères manqués du monde ne comprendront jamais le vaste vide qu’ils laissent pour empreinte dans une vie.

Indélébile est leur absence, même en leur présence.
Faudrait qu’ils sachent.
Mais ils ne savent rien.
Ne cherchent pas à savoir.
Ont manqué à l’appel.
Ont manqué à tout.
Tout le temps.
En toutes circonstances.
Manquent à toute une vie qui aurait emprunté une trajectoire émotionnelle peut-être moins chaotique si.

Si seulement ils nous avaient fait don de leur présence.
Mais rien.
Ils ne savent rien.
Ils ne savent jamais rien.
Ils ne comprendront jamais rien.
Ils ont encore manqué à l’appel.
Père fantasmé, père recherché, père projeté, et ça suffit c’bordel.
Je veux faire la paix avec l’idée de retrouver un père dans des projections extérieures.
Je veux définitivement laisser s’en aller l’idée d’avoir un père, ou un homme qui le soit à sa place.
Je n’ai pas de père.
Je n'ai qu'un géniteur.
Je n’ai pas de père et c’est OK.
Je n’en aurai probablement jamais. Et c’est OK, aussi.
Faire la paix.
Je fais la paix avec toi.
Je la fais sans attendre que tu fasses le pas.
Si un jour, tu daignes.
Il ne faudrait vraiment pas que tes apparitions furtives deviennent intempestives.

Puisque l’absence est la seule chose que je connais de toi, laisse-moi donc continuer à ménager ton absence.
Elle fera sans doute moins de dégâts, à long terme.
À long terme.
Mettre un terme.
À des putains de promesses que tu n’as jamais pu honorer.
Alors, surtout, ne promets pas. Ne promets jamais rien.
À personne.
Jamais plus.

[Naufragée volontaire]

Je provoque le passé, ressors du tiroir des archives poussiéreuses qui m’anéantissent. Et je provoque encore.

Il y a quelque chose de l'ordre de la jouissance dans le fait de s'infliger une pareille torture. De provoquer, de programmer sa propre misère émotionnelle.

J’ai formulé la promesse de laisser tranquille cet épisode indigeste, mais je ne tiens pas les promesses, on dirait.

Je peux m’infliger des restrictions et les réinventer à souhait, mais ça ne marche pas.

Aliénation féroce, en marche.

Dans l'espace d'un instant se brise intégralement ce que deux êtres partagent de plus précieux, avant que le vent n'emporte les restes.

J’ai besoin que quelqu’un me dise que je vais survivre à ce chagrin abyssal.

J’ai besoin que quelqu’un me dise que je ne suis pas en train d’perdre la boule.

Les faits sont écrits mais pourtant, j’espère une fin autre que celle qui est déjà écrite. 

Je ne peux croire que j’ai touché de si près une telle allégresse et qu’à présent elle se décode au passé,

Un mirage, naufrage au programme.

Les bas-fonds d’une vérité putride.

De si près, je ne peux croire que j’ai touché.

Il n’y a pas plus grande sincérité qu’un moment d’effondrement.

De si près, je ne peux croire que j’ai touché.

Que quelqu’un me dise que ÇA aussi, ça passera, avec ou sans conviction.

De si près, je ne peux croire que j’ai touché.

Pour que cesse ce supplice, je me donnerais en gage.

De si près, je ne peux croire que j’ai touché.

Les larmes, les coups, les silences, les tentatives – Réminiscence purulente, sauve qui peut.

De si près, je ne peux croire que j’ai touché.

Feu à l’âme, cendres disparates_

 

 

 

                             [Tendresse 3000]

 

 

 

Tous les mots du monde ne suffiront jamais à exprimer le degré d’amour que je ressens en ta présence.

Ta venue au monde est une chance pour l’humanité. Comme une orchidée qui pousse au milieu du désert, tu es le souffle de vie dans un moment d’agonie, une étincelle dans l’obscurité, un nouvel élan.

Je voudrais t’emmener avec moi sur les toits du monde, te faire découvrir l’envers du décor, te montrer ce qui fait de ce monde ce qu’il est et refaire le tour, à l’envers.

Tu es si légère que le vent t’emporterait, mais avant qu’il ne le fasse, il faudra qu’il m’affronte d’abord.

Je veille sur toi de toutes mes forces.

                                [ L'ivresse de la maladresse ]

Et il faudra quand même tout recommencer. Recommencer à rire, à écrire, à rêver et même à aimer. Les éternels cycles. Les amours à la dérive. La boucle ne se boucle donc jamais ? N’a-t-on jamais fini de recommencer ? Qu’est-ce qu’on n’a pas compris ? Qu’est-ce qu’on a mal appris ? Je ne comprendrai sans doute jamais. Entre l’envie de continuer d’y croire tout de même un tout petit peu, et l’envie d’envoyer valser les promesses d’une âme ~soeur~... je me tâte. «C’était écrit dans les étoiles» . Ah ? Mais les étoiles, elles, qu’en disent-elles? • «C’est une partie de jeu qui avait mal commencé, de toute manière!», oui peut-être. Les lendemains font si mal à la gueule, qu’il serait sot de tenter une nouvelle partie de jeu. Les restes d’hier n’ont jamais eu meilleur goût, cessez donc de vous convaincre d’un tel mensonge éhonté.  Si les sentiments font naufrage en emportant vos pâles espoirs, et qu’il vous reste un soupçon de souffle de vie, susurrez donc à votre propre personne tout l’amour qu’il vous reste et qui n’a pas échoué, lui. 

               °*° Je n’étais qu’une étoile filante

                                            dans le bleu de tes nuits.

                                      Et

                    c’est tout ce qu’il faut en retenir, mon amour °*°

[Un clown triste]

Y’a les mots qui se perdent au fond de la gorge. Ceux-là mêmes qui se perdent entre le cœur et cette bouche. Puis y’a les mots que l’on se presse d’avorter pour préserver l’intégrité de ceux à qui ils s’adressent, tout en acceptant de mourir soi-même un petit peu. Une si grande trahison. Il faut avoir trop peu de considération envers sa personne que pour se trahir de cette lâche manière. Ces mots persistent, résonnent au-dedans, plus bruyamment et toujours plus insistants. Rien ne les fera taire. Il va falloir rompre ce silence et toute cette retenue ridicule. Foutre le feu à cette bienséance. Mettre fin à ce cirque pittoresque, si personne ne le fait. Et tout recommencer. Enfin.

Ce n'est donc jamais fini.

          

            [Vol au-dessus de l'ennui] 

Aux heures fragiles du temps qui passe et qui trépasse, le temps ne s’arrête que dans l’esprit de ceux qui se pensent vaincus. Tandis que d'autres ménagent l'illusion de la maîtrise du temps, détiennent le temps dans le creux de la main, se disent-ils pour s'en convaincre. Chacun agit selon sa propre mesure, au final. Et dans la foulée, j'observe la nuit, sauvage, indomptable qui s'accapare de moi, m'émerveille, l'instant d'un souffle, je redeviens une enfant. Dans cet instant de grande contemplation, j'assiste, éblouie, au passage furtif d'une boule de feu apparue à l'horizon et qui s'éteint bientôt. Les futiles distractions emmenées avec moi pour combattre l'inéluctable ennui existentiel, tombent très vite dans l'oubli devant une telle manifestation. Je veux contempler les cieux et tout ce qu'ils ont à m'offrir dans un si grand moment de doute.   

 

 

 

[L'orgie cérébrale]   

 

 

Répéter de la merde. Reproduire des schémas de merde et contempler la merditude du résultat. L'Art et le talent de faire de la merde et de se découvrir particulièrement douée.

[De ses lèvres]

prends-moi pour ce que je suis. Emmènes-moi sur la vague la plus folle. (R)Éveille en moi le désir défendu. Ébranle-moi, renverse les barrières, inverse la tendance, bouscule mon univers, commande le plaisir, du plaisir à tout rompre, du plaisir à en perdre les sens, du plaisir à me fondre dans cet instant et de ne jamais en redescendre.

[Constance imaginaire]

Saisir les mots, alors même qu'ils nous échappent. Les saisir quand même. Pour tenter de donner du sens à ce qui nous retourne. Confusion diffuse, aliénation ambiante, il y a un disque qui se répète et qui est rayé. Les pôles s'inversent et les codes aussi. Hurler de rire, quand au fond, l'on pleure. Rire nerveusement. Le rire pour tuer le temps et tromper tout l'ennui que l'on cultive à propos de soi. Rire de tout sur base de rien. Rien. Rien est exactement ce qui est [...] 

[Poursuivre]

La seule valeur qui tienne est ce vide. 
Ces ténèbres s’érigent comme une constante vérité.
Je tente l’impossible mais, ils sont là, ils ne me quittent jamais. 
Un peu de lumière qui rentre pour un million de nuances sombres.
La juste mesure, c’est quand même une belle couille.
Je tremble de toute mon âme. S’éteindre sans le savoir, j’en ressens l’effet.
Je bouillonne, je grince des dents, je me pousse à bout, je voudrais que tout s’arrête. Je n’ai vraiment plus envie.
Je sais qu’à tout moment, tout peut s’effondrer.
Aller au bout du monde n’aura pas suffi. 
Tu peux vouloir te faufiler jusque dans les entrailles de la terre pour en finir, mais trop facile pour être si simple. 
Et cette colère. Elle pourrait tout ravager en un battement de cils. Gardez vos distances.
Alors, je lui ai donné toute la reconnaissance, tout l’espace, et tous les moyens d’expression, mais rien ne lui résiste. Elle dévore tout. Elle me consume.
Maya me dit : utilise cette rage, écris-la, peins-la, danse-la, marche-la, vote-la, fais tout à son sujet.
-    Merci Maya, mais ça ne suffit jamais. Regarde bien. Regarde de plus près.  
J’ai tout tenté.
Il n’y a qu’un pas avant qu’elle ne m’emporte dans les basfonds. 
Et, à moins d’un miracle, rien ne peut la retenir.
Il faut que tu saches que j’ai tout tenté.
Un tout petit pas avant que je cède.


Qu’est-ce qui, dans ce monde, fait le poids, dis-moi ?

Qu’est-ce qui me rattrapera dans cette chute, dis-moi ?

Que reste-t-il quand il ne reste plus rien ?

Des œufs brouillés dans la boule. Voilà ce qu’il reste.
Puis avec ça, des ravages à l’eau de rose.
Des sourires brisés, lèvres pourpres couleur mat.
Des rêves féroces et des amours impossibles, aussi.

 

Et j’ai connu ma gloire, les ardeurs et les ciels cléments.
L’envie de tenter un dernier coup avant de me déclarer vaincue. 
Depuis, je supplie l’envie de revenir.

Le temps me semble si long, depuis.

[ jamais toujours ]

Une mission de vie,

hahahahahahahahaha,

Ah ouais ? Et c'est laquelle la mienne ?

Puis, où est c'te putain de place qui est la mienne ?

Un monde si vaste et pourtant pas cap' de trouver un coin qui me convienne, un coin qui me ressemble,

Et ils me veulent quoi ceux-là, là-bas ?

Ils attendent quoi de moi au fait ?

Faudrait vraiment que quelqu'un commence à m'expliquer...

Qu'est-ce que je fous là ? PUTAIN MAIS QU'EST-CE QUE JE FOUS LÀ ?

La réponse serait-elle dans la question...?

putain_

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